Me résoudre aux adieux

August 13th, 2009

Elle était “guérie”. Et puis, c’est revenu. Pour la première fois de sa trentaine, elle était prête, il semblait prêt; elle ne pourra plus avoir d’enfant d’ici loin. Elle se demande s’il la quittera pour ça. Elle me parle sans trembler; et pourtant…

Alors sans doute que c’était le soir de trop, pour encore plaisanter sur “la vie que nous passons ensemble”, malgré les 352 km qui nous séparent, les nuits, les jours, individuels, des lundis aux vendredis parfois aux dimanches.
Mais qu’importe puisque je ne t’aime pas plus que toi depuis que je sais; que tu peux te passer de nous, que je ne rends pas la vie plus douce à défaut d’être belle.
Parce que tu te crois immortel. Immortel. Malgré tes cheveux. Malgré ta chatte. Malgré tes précédents.
Es-tu de ceux qui n’apprennent rien ou si mal des leçons de vie que chaque jour nous donne? qu’en sais-je?
Mais, chut, surtout ne parlons pas des choses qui fâchent; car elles fâchent fort, parfois presque pour de bon, alors, attendons. Attendons; oui, mais quoi?
Je n’attends pas de jours meilleurs; ils n’existent pas. Je n’attendrai pas la mort les bras croisés; je laisse ça au coeur de silex, de pyrex, sous aucun prétexte, je ne veux devant toi surexposer mes yeux, derrière un kleenex.

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